ActualitéToujours Cloud Computing 13/07/2008
La guerre du ‘Nuage'
Merrill Lynch a récemment présenté une note de recherche: “ La guerre du ‘Nuage': $100 milliards en jeu » (7 mai 2008). Les analystes considèrent que d'ici 2011, le volume du marché avoisinera les $165 milliards dont $92 milliards pour les applications de business et de productivité (email, applications de bureau, CRM …) et $65 milliards pour la publicité en ligne. AnalyseCe que le “Cloud computing” veut vraiment dire 21/05/2008
La nouvelle tendance semble encore assez nébuleuse car comme pour le Web 2.0, tout le monde propose sa propre définition. Si le « Cloud » est bien une métaphore de l'Internet, que désigne l'association des deux mots ? Une première vision, étroite, consiste à la réduire à des serveurs virtuels accessibles par Internet. Dire que tout ce qui est au-delà du firewall est « dans le nuage », y compris l'externalisation classique, en donne une vision trop large.
Quel est le souci principal d'un service IT ? Pouvoir accroître la capacité et ajouter des fonctionnalités à la volée sans investir dans de nouvelles infrastructures, licences, ou formation de personnel. Le Cloud Computing comprend tout service pay-per-use ou basé sur une souscription, qui, en temps réel, à travers Internet, étend les fonctionnalités IT existantes. Galena Gruman et Eric Knorr d'Infoword classent le grand nombre de services proposés par des fournisseurs en 7 catégories. 1. SaaS Ce type de “Cloud computing” fournit une application, à travers un navigateur, à des milliers de clients, en utilisant une architecture multi locataires. Le client n'a pas à investir dans des serveurs ni dans une licence logicielle et le fournisseur réduit ses coûts de maintenance. Exemples : Salesforce.com, Workday, Google Apps ou Zoho Office. 2. Utility computing ou Calcul à la demande L'idée n'est pas nouvelle mais cette forme de « Cloud computing » connaît une nouvelle vie avec Amazon.com, Sun, IBM … qui proposent du stockage et des serveurs virtuels accessibles à la demande. L'usage actuel se limite à des missions non critiques mais il se peut que ces services remplacent pour partie les centres de données. D'autres fournisseurs proposent des solutions pour créer des centres de données virtuels depuis le serveur du service IT, comme 3Tera, Cohesive Flexible Technologies ou Liquid Computing, qui permettent de mailler mémoire, I/O, stockage et capacité de calcul au sein d'un centre de ressource virtuel accessible à travers le réseau. 3. Les Web services dans le nuage En liaison étroite avec les SaaS, les fournisseurs de service Web proposent des API qui permettent aux développeurs d'exploiter des fonctionnalités à travers le net, plutôt que d'utiliser des applications complètes. Exemples : Google Maps, ADP payroll processing, the U.S. Postal Service, Bloomberg, Esker, ou même les services de traitement de carte bancaire. 4. Platform as a service Variation des SaaS, ces environnements vous permettent de développer votre propre application, qui tourne ensuite sur les serveurs du fournisseur. Ces services sont limités par le design et les fonctionnalités choisies par le vendeur, mais vous pouvez vous appuyer sur leur prédictibilité et une pré-intégration. Exemples: Force.com de Salesforce.com, Coghead, NetFlex et le nouveau Google App Engine. Pour les développements extrêmement légers : Yahoo Pipes, Dapper.net 5. MSP (Managed Service Providers) L'une des plus anciennes formes de Cloud computing: un Managed Service est basiquement une application visible par le service IT et pas par l'utilisateur final, comme les services de scan antivirus ou de contrôle d'application. Exemples: Managed security services de SecureWorks, IBM, Verizon, Antispam basés sur le net de Postini, récemment racheté par Google, Services de gestion du bureau comme CenterBeam ou Everdream. 6. Service commerce platforms Cet hybride des SaaS et des MSP consiste en un Hub avec lequel interagissent les utilisateurs. Dans les environnements de commerce par exemple, ces systèmes peuvent fournir un service de bureau automatisé et virtuel (secrétariat, organisation des déplacements, gestion des dépenses). 7. Intégration Internet L'intégration de services basés sur le nuage en est à ses premiers pas. Grand Central, qui voulait être un « bus universel » pour connecter les fournisseurs de SaaS et fournir des solutions d'intégration aux clients, s'est éteint en 2005. Aujourd'hui, OpSource et Workday sont actifs. Cependant, l'interconnexion reste rare au sein du nuage : le Cloud computing ressemble encore beaucoup à un « Sky computing », avec plusieurs nuages de services, isolés, que les clients IT doivent brancher individuellement. Ceci dit, avec la virtualisation et les SOA qui imprègnent les entreprises, l'idée de services couplés tournant sur une infrastructure agile et évolutive pourrait à terme faire des entreprises un nœud dans le nuage. Si cet horizon est très lointain, parmi les grandes tendances qui agitent le monde IT aujourd'hui, le Cloud computing est la plus difficile à contester à long-terme. ActualitéLa première suite de « Cloud Computing » pour la productivité métier 14/04/2008
Salesforce.com et Google lancent Salesforce for Google Apps
Salesforce.com et Google annoncent une extension de leur alliance stratégique mondiale concrétisée par le lancement de Salesforce for Google Apps pour offrir aux entreprises de toutes dimensions des services d'information en environnement de « Cloud Computing ». Associant la suite d'applications de productivité bureautique Google Apps aux outils leaders de CRM (Customer Relationship Management) de salesforce.com, cette offre innovante permet aux entreprises de communiquer et collaborer efficacement en s'affranchissant des lourdeurs découlant de l'achat et de la maintenance de leurs propres matériels et logiciels. Salesforce for Google Apps capitalise également sur la plateforme Force.com et sur les API ouvertes de Google pour offrir aux développeurs et partenaires de nouvelles opportunités. AnalyseSugarCRM, OpenSource et l'univers alternatif SaaS – entretien avec Denis Pombriant* 25/03/2008
SugarCRM vient de lever des nouveaux fonds à hauteur de $20 millions, ce qui porte à $46 millions son financement total jusqu'ici. Sugar est un vendeur CRM prometteur qui a une position originale sur le marché : son produit est Open source et les développeurs qui le souhaitent peuvent contribuer au code de base. Pour Denis Pombriant*, l'Open source ressemble à un retour en arrière : alors que de nombreux logiciels ondemand s'évertuent à dispenser les développeurs classiques de toute la complexité de systèmes opérationnels, des bases de données et du code, le mouvement Open source le livre à quiconque est intéressé … et cette communauté de personnes prospère.
Sugar semble être bien positionné pour être au cœur du débat logiciels ondemand versus logiciels traditionnels. Pourtant, Sugar a élégamment éluder la question en disant : « voici le produit, faites-en ce que vous voulez ». Le résultat est que certains clients ont choisi la version ondemand alors que d'autres ont choisi d'importer la technologie « chez eux ». Car ça semble incroyable aux yeux des défenseurs du ondemand, mais il y a encore des sociétés qui ne veulent pas faire confiance au « cloud computing » ou qui, du fait de règlementations, ont l'obligation de garder un contrôle étroit sur leurs données : La régulation bancaire ou les lois publiques, par exemple en Europe, peuvent imposer à certaines sociétés le lieu où doivent être stockées leurs données. Ce sera un problème majeur pour les vendeurs qui vont vouloir attaquer les marchés hors des USA. Qui peut dire qu'il a raison ? Beaucoup de sociétés essayent d'attraper le wagon des SaaS, mais il faut être attentif eux décisions qui sont prises pour savoir si ces sociétés vont être capables de faire le boulot. 1. Toutes les offres SaaS ne se valent pas. Il faut prendre en compte l'hébergement : l'étalon-or est plus précisément le centre de données miroir, sur lequel le système doit réaliser une copie exacte des données et qui doit prendre le relais en cas de panne, avec une rupture de service minimale. Mais peu de SaaS ont levé assez d'argent pour construire ces miroirs. 2. L'autre critère important est le fait de pouvoir faire fonctionner ensemble des systèmes multiples dans une configuration hétérogène. Le débat n'est donc pas fini. L'idée d'un modèle de service centralisé unique est une possibilité mais le marché continue à explorer d'autres voies et la levée de fonds de Sugar démontre que cette exploration est encore intense. La métaphore des panneaux solaires peut ainsi s'appliquer dans ce débat: parfois, il y a des avantages à le faire soi-même. * Denis Pombriant est le fondateur et le président de Beagle Research Group, une société de recherche et de conseil sur le marché du CRM et Ondemand aux Etats Unis. Ancien VP de Aberdeen Group il a été cité comme l'un des analyste les plus influents de l'industrie du CRM. ActualitéTitre 02/08/2007
“Que va faire Microsoft pour répondre à ces menaces ?” ou S+S versus SaaS
très intéressant billet et discussion dans le blogue de Louis Nauges, l'inventeur du mot « bureautique » : http://nauges.typepad.com/my_weblog/2007/08/lavenir-du-web-.html ActualitéBuzz SaaS : Le top ten des mots en vogue 11/06/2007Les SaaS sont certainement un sujet en vogue au sein des départements IT à travers le monde. Cette rapide montée de leur popularité s'est accompagnée de l'apparition de termes en vogue, qui peuplent les communiqués de presse des vendeurs. On en est arrivé à un point où les décideurs s'arrachent les cheveux pour décoder le jargon SaaS. Voici un lexique pour les aider : 1) SaaS mash-ups Le terme, à la base, est musical et désigne le fait de combiner deux morceaux pour en créer un nouveau. Dans le domaine des SaaS, le mash-up consiste à intégrer des services Web multiples au sein d'une solution totale. Mais il y a une sévère mise en garde concernant ces mash-ups : par exemple, si 3 fournisseurs combinent leurs solutions, et l'une d'entre elle est immobilisée pendant un temps significatif, c'est la solution globale entière qui devient inopérante. 2) Integration connector C'est un programme logiciel qui permet de récupérer des données dans une application source et de la charger dans une solution Saas (et de la renvoyer en sens inverse). Ce mouvement de données est souvent réalisé par « paquets », dans le cadre de rafraichissement périodiques. 3) Solution extension Ce sont des offres de services par Internet qui fournissent des fonctionnalités additionnelles à votre infrastructure, par exemple, l'extension du modèle de données ou la personnalisation de l'interface utilisateur. Les applications de App Exchange sont l'exemple ultime des Solution Extensions. 4) Multi-tenancy Ce terme signifie que de nombreuses sociétés utilisent toutes les mêmes infrastructures et bases de données physiques, qui sont hébergées à distance. Toutes les données sont stockées en un seul endroit. Les avantages en termes de coût de construction et de maintenance pour le vendeur comme pour le client sont importants. Le revers de la médaille est que les clients sont obligés d'effectuer les mises à jour en même temps que le vendeur. Certains vendeurs hébergent différentes versions de leur logiciel mais renoncent donc à une partie des économies d'échelle. 5) Vertical applications Le terme qui réfère aux applications développées pour un secteur de marché spécifique, n'est pas nouveau. Mais pour l'industrie des SaaS, qui jusque-là a développé des solutions multisectorielles, le terme est neuf : en gagnant en maturité, le marché des SaaS va devoir répondre aux demandes de solutions verticales spécifiques. 6) Parametric applications Dans le monde des logiciels traditionnels, le code sous-jacent doit être réécrit pour faire évoluer le service qu'il fournit. Avec les SaaS, en théorie, un utilisateur peut introduire un nouveau paramètre ou instituer une nouvelle règle de macro-business et créer ainsi un « nouveau » service : ce nouveau service est parois appelé « parametric application » car il est définit en réponse à un nouveau paramètre. 7) Modular Les SaaS permettent au manager IT de choisir parmi les fonctionnalités proposées, de n'activer que celles qui l'intéressent et donc de ne payer que pour celles-ci. 8) Net-native SaaS Le terme semble a priori redondant. Mais il fait référence à l'époque des ASP pré-SaaS, quand l'accès au logiciel hébergé à distance se faisait à travers des accès extranet dédiés plus que par Internet. Le terme net-native SaaS insiste donc sur le fait que le code est écrit pour utiliser efficacement les protocoles internet actuels. 9) Platform infrastructure Vous entendrez parfois des adhérents SaaS espérer l'émergence de ‘platform infrstructure' pour booster le développement des compagnies SaaS. En effet, les applications SaaS ont besoin de plateformes sur lesquelles fonctionner. Et les investisseurs préfèrent que les sociétés de développement de SaaS se concentrent sur le développement des applications et de leurs fonctionnalités, tandis que d'autres – comme Salesforce -construisent les plateformes de demain. 10) SaaS Selon les représentants des SaaS, ces derniers sont la solution à tous vos problèmes. Ils sont moins chers, plus flexibles, et vous épargneront bien des tracas. C'est vrai qu'ils offrent plein d'avantages, tant sur la méthode de livraison (par le net) que sur le modèle de business (modèle de souscription opposé à l'achat en une fois). Mais, évidemment, la valeur des SaaS se jugera sur celle de leurs applications. Si celles-ci se révèlent à long terme économiques et efficaces, alors tous les mots en vogue actuellement deviendront le vocabulaire courant de demain. ActualitéLinden Lab, créateur de “Second Life”, gère le business de ses mondes virtuels et réels avec Netsuite 09/04/2007
Netsuite leader des solutions on-demand de gestion des PME, annonce que Linden Lab, la fameuse société de création de monde virtuel 3D, l'a choisi pour gérer sa croissance rapide (sa taille a été multiplié par 7 en 20 mois). Linden Lab recherchait une application pour gérer ses opérations financières de back-office, pouvant être installée en 60 jours et pouvant s'adapter facilement à un changement rapide d'échelle. NetSuite a été choisi pour sa rapidité d'implémentation, son habilité à remplacer plusieurs applications ERP et CRM en une seule application intégrée et ses bons résultats auprès des sociétés à forte croissance. Linden Lab a acheté NetSuite par l'intermédiaire du fournisseur Skyytek qui l'a aidé à reconstruire son plan comptable, à migrer ses opérations de comptabilité, à intégrer Netsuite à ses systèmes terminaux et à implémenter un process « compte fournisseur » sans papier en utilisant le processeur de transaction intégrée SkyyTran. Le tout en 60 jours.
AnalyseMicrosoft propulse SharePoint 3.0 dans le nuage 09/04/2007
Microsoft fait un nouveau pas vers sa vision du monde “Logiciel plus services”. Les compagnies d'hébergement en ligne pourront dorénavant offrir à leurs clients les caractéristiques des derniers outils Microsoft de collaboration et de communication: Sharepoint 3.0 et Exchanger Server 2007. L'update des deux packages d'hébergement : HMC (Hosted Messaging and Collaboration) et WBH (Windows Based Hosting) va permettre aux vendeurs d'améliorer leur offre à destination des PME, de se différencier et d'approfondir leurs relations avec leurs clients.
HMC 4 inclut un support pour les nouvelles fonctionnalités incluses dans Exchange 2007 dont une meilleure interopérabilité avec les appareils fonctionnant sur le client Windows Mobile, un meilleur filtrage mail, un support pour une architecture 64-bit plus efficace et une administration serveur role-based. WBH 4.5 proposera un guide de déploiement de serveurs SQL en environnement hébergé. L'upgrade permettra également aux fournisseurs d'offrir des services Sharepoint de manière hébergée, dont une variété de versions “allégées” des applications Microsoft comme la gestion de projet, la gestion des congés, des outils sales et marketing, et un outil CRM. Ce dernier est une version réduite de CRM Live, également commercialisé auprès des PME comme partie de sa ligne d'applications business Microsoft. Pour rendre les choses encore plus confuses, CRM Live est également disponible comme service hébergé par un tiers ou par Microsoft lui-même. Selon Microsoft, les deux applications CRM ne sont pas en concurrence car elles ont une politique de prix très différente: « Les besoins des clients sont variés et ils pourront choisir parmi une grande variété d'applications hébergées ou sous modèle de licence ». Ce type de décision peut être difficile à prendre pour le client puisque Microsoft aurait tendance à surtaxer les solutions hébergées pour protéger le business sous licence. Le client doit également s'assurer de la compatibilité de ses outils ERP sous licence avec la version hébergée de Sharepoint. InterviewsEntretien avec Denis Pombriant: Les integrateurs et Le Nouveau Garage 23/02/2007
Les intégrateurs de système et le Nouveau Garage
Salesforce.com a annoncé la semaine dernière un partenariat d'intégration avec Deloitte et Touche, ce qui me conduit à penser que beaucoup de choses ont changé et d'autres pas du tout. Il n'y a pas si longtemps, Marc Benioff comparait Salesforce à Siebel et le niveau des ressources d'intégration nécessaire pour faire marcher leurs solutions respectives. Il voulait démontrer la simplicité du on-demand et la complexité du modèle client-serveur. Or, cette nouvelle annonce démontre qu'il y a encore beaucoup de complexité au sein des départements IT et qu'un partenariat pour intégrer les solutions on-demand aux systèmes traditionnels semble logique. J'avais prévu, il y a 3 ans, que les intégrateurs auraient à s'impliquer sur le marché du on-demand pour la simple raison que le marché tire dans cette direction. Il n'y a pas autant à gagner dans le déploiement de solution on-demand mais les vendeurs de on-demand ont beaucoup fait ces 2 dernières années pour rendre leurs produits attirants pour les intégrateurs : technologie de plateforme, architectures ouvertes et ouverture au codage personnalisé. L'implication des intégrateurs dans le on-demand est la dernière étape du déploiement de ce que j'ai appelé « Le Nouveau Garage » en 2004. Le terme n'a pas pris. Mais l'idée était que les innovateurs avaient besoin d'avoir plus de contrôle sur leur destinée et qu'il fallait qu'il soit à nouveau possible de construire un logiciel dans son garage ou sa chambre d'étudiant, sans obligatoirement passer prématurément par des financements à haut risque. Ne pas avoir de capital ne veut pas dire qu'on doit abandonner son idée (regardez les sociétés émergentes travaillant au sein d'Appexchange). Ainsi, les VC et les SI sont toujours des rouages importants du business et évoluent avec lui. Salesforce.com vient d'annoncer la création d'un incubateur pour le développement de solutions autour de sa plateforme. Cet incubateur permet aux créateurs de faire moins d'erreurs coûteuses et aux investisseurs d'évaluer les projets avant de miser gros. C'est peut-être un nouveau modèle de VC : plutôt que d'investir dans une myriade de sociétés, les investisseurs vont peut-être se concentrer sur des process business spécifiques. Denis Pombriant est le fondateur et le président de Beagle Research Group, une entreprise de recherche et de conseil sur le marché du CRM et Ondemand aux Etats Unis. Ancien VP de Aberdeen Group il a été cité comme l'un des analyste les plus influents de l'industrie du CRM , par CRM Magazine. ActualitéASP ? Hosted/FAH ? SaaS ? 13/01/2007
A mesure que les technologies et les attentes des clients ont évolués, les noms associés aux techniques et aux produits ont changé. Une approche historique s'avère très parlante :
ASP - Application Service Provider. Cette expression fait référence à une situation dans laquelle un vendeur (éditeur de logiciel ou fournisseur d'accès) met à disposition un logiciel type ERP ou CRM, via distance via Internet en location. Les applications utilisées sont identiques à celles disponible via des licences classiques et une installation locale. Il n'y a pas de différences techniques, il n'y a qu un transport supplémentaire de donnée via internet. Cela signifie que si 3 entreprises louent le logiciel, il faudra mettre en place 3 instances séparées de celui-ci. On devine les conséquences désastreuses aux niveaux des coûts matériels. Hébergé (Hosted) - Dans cette approche dite "multitenant"(mutualisé), plusieurs personnes provenant d'entreprises différentes pourront utiliser le logiciel sur des instances séparées. Seule une copie du logiciel fonctionne en mode "multitenant". La confidentialité des données respectives de chaque entreprise est bien sûr respectée. Dans cette approche, chaque entreprise peut configurer son instance afin de la personnaliser. SaaS - Software as a Service possède une réelle valeur ajoutée par rapport au modèle "hosted/multitenant". En effet, les entreprises leaders dans ce domaine permettent non seulement à leurs clients de personnaliser leur application via des configurations différentes mais également le développement de fonctionnalités dédiées et même d'applications entières à l'aide d'une gamme d'outils conviviale. L'hébergement et l'accès sont également pris en charge.On comprendra donc que le SaaS est à l'origine d'un changement radical des SI et des applications métiers. En outre, les coûts de développement pour les entreprises deviennent bien plus accessibles. Cela permet aux PME de construire de nouvelles solutions à moindre frais. En plus de la réduction des coûts, Nous allons assister à l'émergence d'une nouvelle vague innovatrice affectant aussi bien les domaines d'utilisation que la spécificité des applications métiers. |
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